Cave du Rhodan

L’émotion, quatrième dimension du développement durable
Sandra et Olivier Mounir

« Je suis persuadée que celui qui veut avoir du succès en agriculture doit porter beaucoup d’attention à la nature qui lui est offerte.  Un bon verre d’Harmonie en mains, mais aussi le vignoble de Salquenen dans le reflet de ses yeux bleus, Sandra Mounir décroche l’approbation de son mari, Olivier. » Tous deux citent d’une même voix un de leur proverbe fétiche : « Le vin est comme un ami, accorde lui du temps et il t’en sera reconnaissant. » « Nous devons aussi soigner nos collaborateurs, tout comme notre entreprise, poursuit Sandra. Même si la durabilité est devenue aujourd’hui un thème à la mode, nous l’avons pratiquée dès nos débuts, par conviction, avec la ferme volonté de pouvoir perpétrer nos méthodes de travail actuelles dans le futur également. » « Notre philosophie s’est imposée d’elle-même, dès la reprise de la cave du Rhodan, se rappelle Olivier. Mon grand-père à du subvenir aux besoins de la famille. Mon père a poursuivit l’effort de production en optant déjà pour la qualité. Il nous est apparu évident que nous restituions quelque chose au sol des richesses qu’il nous a offertes, pour pratiquer une agriculture que nos petits-enfants pourront s’approprier. »


« Il y a une seule chose que tu ne peux apprendre, c’est la passion. Tu l’as ou tu ne l’as pas. » Olivier Mounir

La quatrième dimension du développement durable
« Aux trois dimensions sociales, écologiques et économiques du concept de développement durable, poursuit Olivier, nous avons ajouté une quatrième, d’entente avec notre conseiller en communication Dac Consult. Il s’agit de la composante émotive, d’une émotion durable qu’il nous tient à cœur d’entretenir avec notre clientèle. À quoi cela sert-il d’exploiter notre vignoble dans la durabilité si nous n’en faisons pas profiter nos clients ? Nous voulons conserver notre clientèle, toujours pouvoir lui offrir notre hospitalité autour de produits sains et délicieux. » Et comment susciter ces émotions durables chez ses consommateurs ? «  En restant nous-mêmes, en nous affichant comme nous sommes, sans jouer la comédie ; en prenant nos clients au sérieux, en avouant nos faiblesses comme nos efforts d’amélioration, en leur offrant le temps de la convivialité que le vin favorise de si belle manière. Nous faisons tout pour permettre une émotion qui dure. »
Sur le vignoble de douze hectares que les Mounir exploitent, huit sont propriété de la famille, quatre sont en location alors que des tiers leur livrent la vendange de quatre hectares supplémentaires. « Ces derniers sont payés de manière correcte dès la vendange ; c’est la cave qui prend les risques », insiste Olivier, pour qui le respect des partenaires compte tout autant que celui du terroir.

Lire la suite dans le livre