IDIAP Martigny

Aux frontières de l’homme et de la machine

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«Text to speech synthesis, speaker diarization, computer vision, low bit-rate coding, activity understanding, sampling systems, multi-camera tracking, dyadic case and multimodal information...»

Les couloirs de l’IDIAP raisonnent de termes scientifiques aux consonances anglophones prononcées par la bonne trentaine de nationalités ici représentées. Le caractère international de l’institut ne laisse guère présager qu’on est dans une petite ville au coude du Rhône, en plein pays des reines et de la vigne. «Il y a un gros contraste en effet, mais pas de contradiction, constate Sébastien Marcel, chercheur sénior dans le domaine de la biométrie. Je n’ai pas du tout l’image d’un Valais incarcéré entre ses hautes montagnes. Les gens ont une image rurale du Valais, mais ce n’est pas du tout ce que j’y vis au quotidien. La plupart des gens avec qui je travaille sont, d’une part, surpris du cadre dans lequel nous vivons, mais aussi surpris des activités très innovantes de l’IDIAP. Nous sommes à même d’attirer des collaborateurs scientifiques du monde entier. Grâce à l’internet, nous sommes connectés en réseau avec toute la planète. Au contraire, notre taille nous permet une grande flexibilité pour démarrer de nouvelles recherches de pointe.»

«L’informatique pour améliorer la qualité de la vie», insistait l’entrepreneur Dalle Molle lors de la création de l’IDIAP


Nao et les atouts de la reconnaissance faciale
«It looks like I’m boring you...» «Il semble que je vous ennuie...» Nao n’est pas un robot impertinent, mais attentif, qui a remarqué que ses visiteurs ont relâché leur attention. Equipé de caméras, de micros directionnels et de capteurs de mouvement, il est capable de distinguer ses interlocuteurs, de les suivre lorsqu’ils se déplacent, de détecter si l’un d’entre eux veut dialoguer avec lui et d’attendre que celui-ci ait fini de parler avant de lui répondre. Il est de plus doté d’une gestuelle plaisante lorsqu’il décrit l’institut scientifique qui l’héberge, l’IDIAP à Martigny. «Quand on travaille avec Nao, on tombe un peu en enfance, s’amuse Jean-Marc Odobez, chercheur sénior dans le domaine de la perception de l’homme et de ses interactions avec la machine. Il y a tout un jeu quand on essaie de modéliser ses mouvements et quand on le porte, on a l’impression de jouer au papa et à la maman.»

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