Burgener AG

Lorsque l’industrie donne parole à la jeunesse

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Une halle comme tant d’autres dans la zone industrielle de Viège. En son centre une chaîne de remplissage et d’emballage en cours de montage. Lorsqu’elle sera opérationnelle, des tonneaux jaunes pourront être déposés l’un derrière l’autre sur des rouleaux de conduite ; un sac plastique y sera déposé par un automate, remplis de produit, puis soudé hermétiquement. Les tonneaux pleins seront fermés, étiquetés puis acheminés jusqu’à leur entreposage, toutes les opérations automatiques se déroulant sous contrôle informatique. Mais le constructeur en éléments mécaniques, l’automaticien et l’électrotechnicien qui œuvrent autour de cette chaîne n’en sont pas encore là; l’un fraise les dernières pièces métalliques sur un tour préprogrammé, l’autre affine le fonctionnement du robot principal sur son ordinateur portable, alors que le dernier câble un tableau électronique sur la base de schémas maison. Il est frappant de constater la jeunesse du personnel, son calme et son autonomie malgré la complexité évidente de tout l’appareillage.

 « Pour les jeunes, il est évident que ce qui se passera demain sera différent d’aujourd’hui et qu’après-demain sera encore différent. Tout va tellement vite. » Walter Burgener

L’ambiance est conviviale au sein de l’entreprise Burgener AG, laborieuse mais détendue ce jour de la Saint-Nicolas, autour de la galette des rois qu’a apportée le patron, Walter Burgener. Destinées à l’industrie chimique et alimentaire, les machines que confectionne son entreprise sont conçues puis assemblées dans leur entier ici, à Viège.  Les clients prestigieux viennent d’horizons suisses et internationaux, de Novartis à Bayer en passant par Roche et Huntsman, sans oublier Lonza, le grand voisin; de Nestlé à Wander sans négliger OMG Kokkola ou Yorshire Group PLC. Pour rester compétitif à un tel niveau, l’homme s’est entouré de personnel jeune peut-être, mais diablement compétent. Interview :
 
Comment procéder pour s’entourer d’une jeunesse aussi performante ?
« J’enseigne à l’école professionnelle ainsi qu’à l’École des Métiers, à Viège. Ces institutions cherchent régulièrement des places de stage pour les troisième et quatrième années, postes que Burgener AG a toujours mis à disposition. Ce qui nous assure régulièrement de nouveaux apprentis automaticiens ou constructeurs. Leur CFC en poche, les jeunes restent volontiers quelques années chez nous, ils se perfectionnent puis vont voir ailleurs. Certains reviennent avec leur famille après avoir découvert d’autres horizons. Nous avons toujours favorisé l’engagement de ces gens-là, car nous les connaissons. »

Suite à lire dans le livre Valais Passions