Sion et son environnement urbain

Sion la médiévale, la contemporaine et la ville du XXIe siècle

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«Je me sens un peu libre et fou dans ma motivation de construire un avenir de qualité pour nos jeunes.» Le propos peut paraître étonnant de la part du président de Sion, la capitale. Marcel Maurer ne tient pas le langage classique d’un politique: «J’ai la chance d’être né dans cette ville et de voir ces montagnes depuis tout gamin. Aujourd’hui, mes collègues et moi avons l’opportunité de pouvoir fixer un peu l’avenir de cette région. Nous bénéficions d’un potentiel incroyable au niveau du climat, de la beauté du paysage, de la force aussi des citoyens de ce pays, qui sont des gens très volontaires. C’est dur de vivre en montagne; mais lorsque le Valaisan est en contact avec la nature, il se sent pousser des ailes. Dans ma position de décideur, je n’ai pas envie de rester tranquillement assis, mais plutôt de faire bouger les choses, de prendre des libertés et d’oser. Ceux qui m’ont précédé, les Roger Bonvin et autres, ont aussi eu la liberté de se propulser dans l’avenir. Ils ont eu parfaitement raison puisque nous réalisons aujourd’hui les idées qu’ils ont eues il y a plus de cinquante ans.»


Replacer le paysage et le patrimoine au cœur du développement territorial.

Regarder vers le futur tout en s’appuyant sur le passé
S’il est une ville valaisanne dotée de suffisamment de patrimoine pour le faire, c’est bien la capitale. Elle réaménage ses espaces publics et rénove ses bâtiments de brillante manière depuis une vingtaine d’années, décrochant notamment en 2013 le prix Wakker décerné par Patrimoine Suisse. Lionel Tudisco, jeune urbaniste engagé par la Ville de Sion, résume une démarche longue et d’envergure: « Un axe d’espaces publics descend en direction de la gare depuis les châteaux de Valère et de Tourbillon. La place Maurice-Zermatten, la rue des Châteaux, le Grand-Pont, l’espace des Remparts, la place du Midi puis celle de la gare relient la ville médiévale à celle d’aujourd’hui. Première étape de ce vaste chantier, la place du Midi a fini par vaincre les résistances de commerçants craintifs au bout de huit ans de procédure. En 2003, elle s’est transformée en un agréable espace public, que les Sédunois comme leurs visiteurs se sont de suite approprié. La qualité des aménagements a convaincu par sa sobriété, qui laisse place à l’humain et au paysage. La même simplicité de traitement a prévalu lors de la transformation de l’espace des Remparts en un vrai salon urbain, celle des rues de Lausanne et du Grand-Pont et finalement la place Maurice-Zermatten, qui met en valeur le paysage unique de ces deux collines glaciaires coiffées chacune de son château. »

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