Ancienne Cécilia, Chermignon

L’excellence... pour que tradition se perpétue

&feature=youtu.be

« Vous savez, ici à Chermignon, si vous enlevez tous les musiciens qui jouent dans les divers brass band de la région, il ne reste plus beaucoup de jeunes spectateurs. » Philibert Duc dissimule une belle fierté derrière sa modestie naturelle. Il faut dire que ses soixante années de musique lui en donnent pleinement le droit ! Aux côtés de son baryton et d’une septentaine de musiciennes et musiciens, sa petite-fille Aline joue de l’alto et son petit-fils Valentin de l’euphonium. Tous suivent son fils, Arsène Duc, à la baguette de l’Ancienne Cécilia depuis 1988. À défaut d’être dans les gênes d’absolument chaque habitant de Chermignon, la musique occupe une grande place dans ceux de la famille Duc comme des familles Bagnoud, Savoy, Romailler, Barras ou d’autres encore. La fanfare, mais pas n’importe quelle fanfare: le brass band. Et pas n’importe quel brass band. L’excellence !
Les Duc ont la musique dans le sang et y consacrent presque tout leur temps libre. Ils ont très certainement le don puisque en 2013, Aline est devenue championne valaisanne des solistes en catégorie cadets et Valentin troisième en catégorie juniors. Plusieurs autres solistes de la société sont également médaillés. Quand à l’Ancienne Cécilia, elle figure régulièrement sur le podium des fêtes fédérales ou cantonales de musique en catégorie excellence, lorsque ce n’est pas au deuxième rang d’un podium européen comme à Belfast en 2006. Compétition quand tu détiens les cuivres! Au fait, comment associer l’esprit de concours à celui de l’art musical? Par l’excellence !

La fanfare, mais pas n’importe quelle fanfare: le brass band. Et pas n’importe quel brass band. L’excellence !

Les concours stimulent la musicalité
Les répétitions dans le local de la société permettent de saisir la quintessence de l’art. Une fois les lèvres et les instruments chauffés dans une cacophonie des plus anarchiquement mélodieuse, lorsque le chef sollicite l’attention de ses musiciennes et musiciens, règne une discipline impressionnante. Pas un seul bavardage au moment où l’autre registre reprend ses portées, aucun texto volé par un jeune distrait. L’attention de  toute l’assemblée est captée par les instructions et le rythme dicté par Arsène Duc, dans une concentration quasi absolue

Lire la suite dans le livre