Gérard Constantin, Sion

Le bio «presque depuis toujours»

&feature=youtu.be

Tombé dans la marmite d’une grande entreprise agricole du Valais central quand il était petit, Gérard Constantin a toujours préféré les chemins de travers aux lignes droites et monotones. «Mon père et mon oncle pratiquaient une agriculture très intensive; c’était le credo de l’époque. Dès mes débuts, j’ai aspiré à une agriculture plus familiale, travaillant en cycle fermé.» Après une formation de pépiniériste, il se lance dans l’agriculture biologique. Dans les années 70, cette orientation était moins prisée. Pour écouler sa marchandise, Gérard pratiquait la vente directe. Les besoins étaient modestes, la vie quotidienne fleurait bon l’autarcie. En cours de carrière, l’idéaliste investit beaucoup d’énergie sur le coteau de Grimisuat dans le cadre du programme Nature Agriculture et Tourisme (la NAT) lié à un projet de golf à mi-coteau. «Nous étions à bout touchant d’un vaste projet d’émulation, incitant de nombreux collègues à créer plus de biodiversité sur leur exploitation, sans mesures trop contraignantes et sans révolutionner leurs méthodes de production. Un grand pas vers une agriculture liée à l’écologie, allant même jusqu’à une vision humaniste de la gestion de nombreux biens publics tels que les routes agricoles, les ruisseaux et les forêts. Lorsque le tribunal fédéral donna raison à une opposition du WWF contre l’aménagement du golf de Grimisuat, le souffle d’un projet original s’est évanoui. Cette décision fit l’effet d’une baffe terrible pour tous les partenaires de la NAT.»

Du champ au chant
Aussi, après de nombreuses années d’engagement, Gérard est-il quelque peu désabusé de la politique: «J’ai trop vécu dans ma vie de militant associatif ces discours où l’on doit créer des murs entre bons et méchants, entre pragmatiques et dogmatiques...»

Suite à lire dans le livre Valais Passions